Patrick_Fandio060809300Success Story est une nouvelle rubrique qui mettra en lumière deux fois par mois des parcours atypiques de camerounais brillants et ambitieux qui mènent avec succès l'histoire de leur vie,à force de travail et d'acharnement. Ces camerounais méritants nous donnent à tous,une belle leçon de motivation, à nous camerounais, qui quelquefois doutons de nos compétences ou hésitons à concrétiser un projet qui nous tient à coeur. Patrick Fandio, notre héros du jour est de la graine de camerounais, bien ancré dans sa génération,il est une belle illustration du talent camerounais qui s'exporte.

Journaliste émérite sur Tf1 où il a réalisé de nombreux reportages sur la guerre en Irak,  la visite de Nicolas Sarkozy en Afrique, la coupe du monde de football en Afrique du Sud.

Son visage vous est sans doute familier(cf.photo). Où l'ai-je déjà vu ce jeune homme? Vous demandez vous au moment présent. Sur tf1!eh oui,!Patrick n'est rien moins qu'un brillant reporter sur Tf1,sa plume son style sont imprimés. A entendre les récits qui accompagnent souvent ses reportages dans le journal de Claire Chazal ou de Laurence Ferrari, vous reconnaissez sa patte. Cette façon très camerounaise d'articuler chaque syllabe. C'est que Patrick a de la bouteille.

Patrick Fandio a grandi, pour l’essentiel, à Yaoundé, avant de rentrer avec ses parents au village, à Bangangte, à l’âge de 14 ans. « J’ai eu une enfance très heureuse, j’étais le petit dernier, surprotégé et chouchouté », raconte-t-il. Quand il passe son Baccalauréat, ses « parents » sont déjà des retraités. Son grand-père, qui est de la « génération des bâtisseurs », est diplômé de l’Institut des études d’outre-mer, à Paris. Il a été directeur de cabinet de John Ngu Foncha, vice-président et Premier ministre de l’État fédéré du Cameroun occidental, mais aussi premier consul du Cameroun en France.

Tous les enfants de la famille ont fait de bonnes études. Il ne déroge pas à la règle, même s’il se fait virer pour avoir lancé un appel à la grève, puis rate, une fois, son bac. Nous sommes en 1993. Au Cameroun, l’université est perturbée par des mouvements de grève. On parle d’année blanche. Ses grands-parents décident de l’envoyer étudier en France et, pour cela, « font des sacrifices énormes ».

Sa « grande sœur », en réalité une tante médecin, contribuera des années durant à sa formation, qui commence à l’université de Nancy, en Lorraine.

« Une arrivée catastrophique, se souvient-il. Je ne connaissais personne, il faisait gris et froid, je devais squatter chez des gens que je ne connaissais pas. » La vérité est qu’il ne s’est jamais vraiment acclimaté en France. On se reconnaît quasi tous camerounais d’Europe, dans cette histoire…

Après sa licence en communication, il veut une formation « plus concrète et plus pro ». Il n’a pas les moyens de se présenter, comme le font les autres, aux concours de plusieurs écoles de journalisme. Il n’en passe qu’un, celui du CELSA (Ecole de communication dépendant de la Sorbonne). Il y a une petite vingtaine de places pour plus de mille postulants. Il est admis. La suite de sa carrière se dessine aisément de journaliste à France 2 à grand reporter sur TF1,Patrick Fandio montre grâce à ce parcours un visage du Cameroun qui bouge et qui en veut.

Profondément attaché à ses racines camerounaises et à l’Afrique qu’il dit avoir trop vite quitté, il est désormais installé depuis un an en Afrique du Sud où il a crée sa propre société de production :Impala. Il vend ses reportages aux journaux de tf1 principalement. Ses reportages s’appliquent à montrer une Afrique positive, au lieu de la si commune et répétitive Afrique négative qui défile sur nos écrans de télé, celle qui se lamente et qui mendie.

Aujourd’hui grâce à son charisme, sa persévérance et son goût de l’effort Patrick Fandio est une belle illustration du Camerounais qui réussit,prenons en de la graine.

© Camer.be : J .N.